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Palabra del Ejército Zapatista de Liberación Nacional

May222015

I. Résistance et rébellion. Subcomandante Insurgente Moisés. 6 mai

Paroles du Sous Commandant Insurgé Moises

6 mai 2015

Bonjour, compagnons et compagnes, frères et soeurs.

Je vais vous partager la façon dont nous, hommes et femmes, usons comme armes la résistance et la rébellion.

Avant de commencer avec ça, la façon dont nous faisons la résistance et la rébellion, je veux vous rappeler que nous sommes armés. Nos armes sont là, comme un outils de plus pour notre lutte, comme nous l’appelons maintenant. Nos armes sont un outils de lutte, comme une machette, un marteau, une bêche, une pelle, une houe, ce genre de choses. Parce que chaque outil a une fonction, mais l’arme, sa fonction est, si tu l’utilises, de tuer.

Alors, au début, quand nous sommes sortis à l’aube de l’année 1994 est apparut le mouvement de milliers de mexicains et mexicaines, partout, de toutes parts jusqu’à être des millions, qui ont fait pression sur le gouvernement, le chauve, comme nous l’appelons, Salinas le chauve, qui a dût s’asseoir et discuter avec nous; et en même temps à nous aussi on nous a dit que nous devions dialoguer et négocier.

Bon, nous avons donc entendu, la voix du peuple mexicain. Alors on a donné l’ordre de nous, nous retrancher derrière la lutte violente; nous avons alors découvert, grâce aux compagnes, parce que nous avons eu nos morts au combat, que ces compagnes ont commencé à se battre d’une autre manière, disons. parce qu’alors le gouvernement, des mois, un an, deux après, a voulu nous acheter, comme nous disons, il voulaient que nous recevions pour oublier la lutte.

Alors de nombreuses compagnes ont parlé et ont dit que pourquoi étaient morts les compagnons à l’aube de 94. De même qu’eux, elles, c’est à dire les combattants sommes allés au combat contre l’ennemi, alors nous devons considérer comme ennemi aussi celui qui veut nous acheter, c’est à dire ne pas recevoir ça, ce qu’ils veulent nous donner.

C’est comme ça que ça a commencé. Ca a été difficile parce que nous ne pouvions pas entrer en contact d’une zone à l’autre parce que c’était plein de militaires, alors peu à peu nous sommes entrés en contact avec les compagnons d’une zone à une autre pour commencer à répandre la parole de ce qu’avait commencé à dire les compagnes, qu’il ne fallait pas recevoir ce que donne le mauvais gouvernement, de même que les combattants sont allés au combat contre les ennemis qui nous exploitent, de même nous devons faire comme principe de base qu’il ne faut pas recevoir ça. Alors, peu à peu, ça s’est étendu à toutes les zones.

Maintenant nous pouvons donner plusieurs sens à ce que sont résistance et rébellion pour nous, parce que nous avons découvert, par la pratique, c’est à dire que nous pouvons donner une théorie comme on dit. Pour nous résistance veut dire être fort, dur, pour répondre à tout, n’importe quelle attaque de l’ennemi, du système; et rebelle c’est être courageux, courageuses pour répondre autant ou pour agir, selon ce qui convient, être courageuses, courageux pour faire les actions ou ce que nous avons besoin de faire.

Alors nous avons compris que la résistance ce n’est pas seulement résister à ton ennemi, ne pas recevoir ce qu’il donne, l’aumône ou les restes. Nous avons découvert qu’en résistance, il faut résister aux menaces ou aux provocations faites par l’ennemi, comme par exemple, les bruits d’hélicoptères; rien qu’avec le bruit des hélicoptères tu commences à avoir peur, parce que la tête te préviens qu’il va te tuer, alors tu pars en courant et c’est là qu’ils te voient, et c’est là qu’ils te mitraillent. Alors c’est ne pas avoir peur, il faut avoir de la résistance, c’est à dire il faut devenir assez fort pour ne pas courir quand tu entends le bruit. Si déjà rien que le sale bruit de l’hélicoptère fait peur, effraie, et il faut juste ne pas en avoir peur, rester tranquille.

Nous découvert cela que ce n’est pas juste ne pas recevoir. Notre rage, notre colère contre le système aussi nous devons y résister, et ce qui est difficile ou bon, difficile et bon en même temps, c’est que cette résistance et cette rébellion il faut les organiser. Pourquoi difficile? C’est que nous sommes des milliers à utiliser cette arme de la résistance et nous sommes aussi des milliers qui pouvons utiliser la rage, alors, comment contrôler ça, et l’utiliser en même temps pour lutter, ce sont deux choses difficiles, c’est pour cela que j’ai commencé par dire que nous avions là nos armes.

Mais ce que nous avons vu c’est que sachant organiser la résistance et en ayant de l’organisation d’abord, bien sûr, il ne peut pas y avoir juste de la résistance et de la rébellion si il n’y a pas d’organisation, alors organiser ces deux armes de lutte nous a beaucoup aidé pour avoir, disons que cela ouvre l’esprit, la façon de voir.

Je me souviens d’une assemblée de compagnons et compagnes, de quelle façon, car il s’y fait un travail politique, idéologique, beaucoup de discussions, beaucoup d’orientations aux villages sur la résistance et la rébellion. Alors je me souviens que les compagnons et les compagnes mettent en balance, celle qu’on appelle la lutte politique pacifique et la lutte violente. Certains de nos compagnons et compagnes disent alors: Qu’est-il arrivé à nos frères du Guatemala? -nous nous posons la question- 30 ans de lutte violente et qu’ont maintenant nos frères.

Pourquoi devons-nous bien organiser la résistance dans la lutte politique pacifique? Pourquoi devons-nous préparer notre résistance militaire? Laquelle nous convient?

Nous nous rendons alors compte que ce que nous aimons c’est la vie, comme ce que nous disions avant la société civile mexicaine, que la mobilisation qu’ils ont faite le 12 janvier 94 c’est qu’il aiment nos vies, que nous ne mourrions pas. Comment devons-nous faire cela? Que d’autre devons nous faire pour faire la résistance et la rébellion?

Nous avons découvert là qu’il faut résister aux moqueries que les gens vont faire sur notre gouvernement, sur notre autonomie. Il faut résister aux provocations de l’armée et de la police. Il faut résister aux problèmes posés par les organisations sociales. Il faut résister à toutes les informations qui apparaissent dans les médias, quand ils disent qu’il n’y a plus de zapatiste, qu’ils n’ont plus de force, dans ce cas, que le défunt Marcos est en train de négocier avec Calderon en cachette, ou que Calderon lui paye ses frais de santé parce qu’il est sur le point de mourir, enfin, il est déjà mort, en effet il est mort (inaudible), mais pas parce qu’il est allé (inaudible) Calderon, mais pour donner vie à un autre compagnon.

Donc tous ces bombardements psychologiques, on peut dire, pour démoraliser nos troupes, une montagne de choses auxquelles il faut résister.

Ensuite nous avons découvert la résistance à nous mêmes, parce que nous avons commencé à avoir divers travaux, des responsabilités, dans notre cas il y a des problèmes à la maison, peut-être pas chez vous, naissent les problèmes et la résistance commence à s’appliquer individuellement, et en même temps la résistance s’applique collectivement.

Quand c’est individuel c’est lorsque mon père, ma mère ou ma femme « Ou es-tu? Que fais-tu?Avec qui es-tu? etcétéra, non? Alors on doit résister pour ne rien faire de mal comme taper la femme ou lâcher son travail, parce que sinon il y a des réclamations, parce qu’il n’y a pas de maïs, pas de haricots, pas de bois, et il y a des problèmes avec les enfants. C’est la que la résistance devient individuelle.

Quand la résistance est collective c’est qu’il y a de la discipline, c’est à dire, avec accord. C’est que nous nous mettons d’accord sur la façon dont nous allons affronter certains problèmes. Par exemple, je vais vous donner un exemple récent. Ca fait… je crois en février, un groupe de gens avec un autre groupe d’un terrain récupéré, sur lequel vivent ces gens qui ne sont pas zapatistes, à qui nous ne disons rien, mais eux ils ont dans l’idée de devenir propriétaires des terres, alors ils font les démarches pour légaliser les terres.

On voit alors que monsieur Velasco leur a dit qu’il faut un certain nombre de personnes, alors ces gens commencent à chercher d’autres gens du village, et alors ces membres là arrivent armés. Ils ont été jusqu’à 58 personnes, et ont commencé à envahir le terrain des compagnons, la terre récupérée. Alors nous n’allons pas laisser les compagnons.

Combien sont-ils?
Presque 60.
Il suffit que nous apportions 600 armes et on en fini, parce qu’après toutes leurs moqueries.

Ils ont mis du liquide à brûler dans l’enclos des compagnons, avec ce liquide ils ont tué un étalon, et avant ça, avaient détruit des maisons des compagnons. Alors les compagnons étaient vraiment rebelles, en colère, ils ne voulaient plus qu’on leur fasse de mal. Les compagnons interviennent:

– souvenez-vous compagnons que nous sommes un collectif.

Ils disent aux compagnons, les 600 réunis:

Souvenez vous de l’orange, Que dit-on lorsque un fruit est abîmé? Que se passe t-il?
Ah oui. Oui mais ces cons là eux est-ce qu’ils comprennent ça?
Ces cons là ne vont pas faire la loi, on est chez nous.

Qu’arrive t il à une orange ou une lime si on l’abîme? Elle pourrie complètement? Et qu’est ce que ça veut dire? Que nous allons infester le reste de notre organisation. Nous devons demander à la base si nous devons répondre par la violence, alors nos bases savent que nous entrons dans un autre mode. Déjà que nous y pensions, ce que nous sommes en train de faire maintenant, mais nos bases n’autorisent pas que cela se passe comme ça.

Nous avons donc dit à nos compagnons que ceux qui étaient très rebelles, énervés, en colère, ne vont pas y aller, dites juste à vos représentants que vous n’irez pas parce que si vous y allez, vous allez tuer, alors c’est mieux que vous n’y alliez pas, dites-le à votre responsable pour qu’il sache, celui qui ne va pas au rapport, c’est son problème. Pareil pour ceux qui ont très peur, qu’ils n’y aillent pas non plus. Seulement ceux qui comprennent doivent y aller, il ne faut pas aller provoquer, mais il faut aller travailler la terre, c’est à dire travailler les champs, la maison et ce qu’il faut construire. A l’aube, les 600 sont partis, sans armes. Ils se sont mis d’accord sur qui allait commander.

c’est comme ça que ce fait le contrôle des deux choses, la colère mais aussi la peur. On cherche, on donne des explications, on parle, on se fait comprendre, parce que c’est vrai, que la plupart des compagnons ne va pas permettre ça.

Cette résistance que nous travaillons depuis déjà 20 ans, nous a coûté beaucoup de travail au début parce que ce sont des situations auxquelles nous sommes confrontées et que nous devons savoir résoudre. Je vais vous donner un exemple, Pourquoi est-ce que ça nous coûte de changer? Pendant le gouvernement de Salinas ils donnaient des projets, ils donnaient des projets en liquide, c’est à dire qu’ils donnaient des crédits, que recevaient les compagnons, imagine-vous alors qu’ils sont miliciens, caporaux, sergents, c’est à dire zapatistes. Alors de ce que donne ce salaud la moitié est pour les balles, l’arme et l’équipement et avec l’autre moitié on va acheter une vache, c’est à dire qu’avec ce que donne le gouvernement on s’est procuré une vache, c’est pour ça que le gouvernement n’a plus donné, seulement aux gens des partis politiques.
C’est de là que vient cette idée des compagnons, ce que je suis en train de dire, à ce moment nous avons décidé de ne plus recevoir. Ca a été dur, mais les compagnons ont compris. Ils ont dit, oui nous allons le faire, nous allons faire cette résistance. Cette négation nous donne le résultat que lorsque nous allons nous réunir, ils disent « j’ai pas pu venir parce que je suis en résistance, je n’ai pas d’argent, je ne peux pas payé le trajet », c’est le prétexte, ce n’est pas parce que non, c’est pour se cacher, c’est un prétexte.

Mais comme nous avons pris au sérieux le fait de ne rien prendre du système, nous avons découvert qu’il faut travailler dur la terre mère, ça je vous l’ai raconté ces derniers jours ici. C’est comme ça que les compagnons ont commencé à avoir leurs produits et ils se sont rendu compte qu’il vaut mieux travailler la terre et ainsi oublier ce que donne le gouvernement.

Dans la résistance et la rébellion nous nous sommes rendu compte de la sécurité de l’organisation dans laquelle nous sommes. Nous avons découvert une montagne de choses, par exemple, ce que je suis en train de vous dire, que nous ne parlons pas avec le gouvernement, ni nos bases, ni même avec des assassinats. Nous avons découvert qu’avec résistance et rébellion on peut gouverner et qu’avec résistance et rébellion on peut développer ses propres initiatives.

Notre manière de résister, soit dans le domaine économique, soit dans le domaine idéologique, politique, chaque zone s’organise. Certaines ont plus de possibilités, d’autres moins de possibilités, alors nous expérimentons. Par exemple les compagnons de Los Altos durant leur vie achètent le maïs, ils sèment peu, ils doivent en acheter la plus grande partie; et dans d’autres zones ce qu’ils font c’est amener le mais, au lieu de l’acheter en commerces, aux entrepôts du gouvernement, et que l’argent des compagnons de Los Altos aille au gouvernement, il vaut mieux qu’il aille à un autre Caracol. Parfois ça fonctionne bien, parfois ça fonctionne mal, mais c’est le mal que nous produisons nous-même, parce que oui, on en transporte des tonnes, et les compagnons chargés de rassembler le maïs ne le vérifient pas et les compagnons de base de soutien, ces cons, mettent au milieu (inaudible) du maïs, et les autres compagnons ne le vérifient pas non plus, alors il passe et s’en va. Quand il arrive à son lieu de destination, là où il va être consumé, là oui il est vérifié, et on se rend compte qu’ils vendent du maïs (inaudible) entre compagnons.

Alors nous corrigeons, parce qu’il ne s’agit pas de ça. Si nous résistons il faut bien organiser la résistance. L’échange, comme on dit, ou le troc ne fonctionne pas pour nous, parce que en Los Altos on ne peut pas emmener des tonnes de pommes ou de poires, ça ne se vend pas dans la jungle, et c’est ce que produisent beaucoup les compagnons, des légumes. Alors non, nous sommes en train de voir comment faire, nous en discutons, et nous en sommes à la moitié, sur comment nous organiser.

Je vais vous donner une série d’exemples. En 98, lorsqu’ils ont démantelé nos municipalités autonomes, quand il y avait encre le Croquetas, le Albores comme gouverneur à Tierra Y Libertad, là-bas au Caracol I, à La Realidad, les policiers judiciaires sont entrés, ils ont détruit la maison de la municipalité autonome et les compagnons miliciens surtout, demandent à riposter aux judiciaires, qui sont en fait des soldats, ils étaient déguisé en judiciaires, et on leur a dit non. On est allé voir les bases d’appui, parce que les compagnons miliciens étaient en colère, parce qu’on leur avait détruit leur maison de l’autonomie.

Nous allons alors dans les villages, et ils nous disent: qu’ils la détruise, l’autonomie nous l’avons là et nous l’avons là, la maison n’est pas une maison. Nous avons reçu du soutien et avec plus de raison on donne l’ordre que les miliciens ne fasse rien et nous payons le prix de la colère, et nos miliciens disaient « maudits commandants ». Nous avons appris que parfois la colère de la base, que l’on voit qui ne va pas nous servir dans ce que nous voulons, c’est alors le comité clandestin qui paye, ou le régional, qui sont tenus pour responsables.

un autre exemple c’est lorsqu’ils nous ont détruit notre premier Aguascalientes, l’armée. C’est la même chose, nous étions prêts, insurgés et miliciens, parce que nous savions que si on nous prend une partie on se sent vaincu, c’est que nous pensons de façon très militaire. Parce que militairement si tu perds une bataille t’es foutu et tu as envie de la récupérer, mais tu dois en faire le double pour la récupérer. Encore une fois cela nous oriente.

Que voulons-nous, la mort ou la vie?
Ben la vie.
Alors qu’il viennent ces salauds, nous ne les tuerons pas mais qu’is ne nous tuent pas non plus.
Comment allons-nous faire si les embuscades sont déjà tendues?
Donc il faut envoyé la communication.

Nous avons dû retirer et ainsi nous avons évité beaucoup de mort, de notre côté et aussi du côté ennemi. Dans une des embuscades il y eu (inaudible), et c’est là qu’il est tombé, ensuite (inaudible), au général qui est tombé à Momon, le général Monterola, il était colonel je crois, à cette époque.

Ce fût la même chose dans le Caracol de la Garrucha quand il y a eu le démantèlement des municipalités autonomes Ricardo Flores Magon. La même chose, on fait dire qu’il ne faut pas répondre à la violence que provoque l’ennemi et le gouvernement. Et ainsi nous avons connu plein de provocations que cherchent ceux qui se laissent manipuler, dans ce cas les gens des partis politiques.

C’est ce qui est arrivé aux compagnons qui ont reçu beaucoup de ces coups, provocations, ce sont les compagnons du Caracol de Morelia, celui d’Oventik, de Garrucha et de Roberto Barrios, là où les paramilitaires ont été très cruels c’est à Roberto Barrios et à Garrucha, en Morelia, en Oventik.

Par exemple, à San Marcos Aviles, là où se trouvent nos bases, ils ont importuné tellement de fois. Ce que font les paramilitaires c’est t’obliger à tomber, ça se voit qu’ils sont bien entraînés par l’armée et le gouvernement, parce qu’ils t’usent; tu as ton café, ton haricot, ton maïs, ils t’arrachent les plants que tu sèmes, coupent le bananier, emportent l’ananas que tu as planté, ils t’usent quoi. Jusqu’au jour où nos bases ont dit assez, heureusement que cette rébellion et cette résistance sont organisées en collectif, alors les compagnons et les compagnes bases de San Marco Aviles se présentent à la Junta de Bon Gouvernement pour dire: Nous sommes venu dire que nous ne supportons plus, tant pis si nous mourons mais nous les emporterons avec nous.

La Junta de Buen Gobierno et le Comité Clandestin appellent les compagnons et leurs expliquent: nous n’allons pas vous dire non, d’abord parce que nous sommes une organisation, deuxièmement si il y a un survivant parmi vous il ne pourra pas rester chez vous, il devra se cacher parce que ces salauds ne vont pas le laisser vivant ou vivante, parce que ce qu’ils veulent c’est en finir avec les bases. Ce que vous devez faire c’est un écrit, faite un enregistrement et nous le ferons parvenir à ce maudit gouvernement, pour qu’ils sachent que ceux qui sont là vont mourir et nous aussi, et alors qu’il arrive ce qui doit arriver.

Ensuite nous avons cherché un autre moyen. Les compagnons et compagnes ont fait l’enregistrement et nous avons cherché le moyen de le faire parvenir au gouvernement, c’est toujours d’actualité. Alors, nous savons, que le gouvernement a donné de l’argent aux gens des partis politiques d’ici, ils se sont calmé parce que c’est la façon du gouvernement de les calmer. C’est tout ce qu’ils font, c’est la méthode du gouvernement, leur donner un projet ou un peu d’argent à partager, il l’a toujours fait. Qui sait ce qu’il va se passer maintenant parce qu’il ne va plus y avoir d’argent du gouvernement.

Juste pour mentionner ceci, sur la façon de résister, parce que nous avons essayé, Parce que ce dont nous nous rendons compte c’est pourquoi allons-nous tuer un autre indigène. Ca ça nous met en colère, si je vous le disais comme nous le disons dans nos assemblées c’est horrible, parce que dans ces cas là nous n’arrêtons pas d’insulter le gouvernement. Ce qui nous met en colère c’est comment ces salauds les manipulent; et aussi pourquoi, pardon pour le mot, il y a des cons et des connes qui se laissent manipuler contre leur propre race.

Par exemple, ceux de la ORCAO. Une partie de la ORCAO est en train de se rendre compte que ce qu’ils font est complètement mal, mais il y a une autre partie qui n’en a rien à faire, pour de l’argent, et ils continuent de nous menacer. Il y a un mois les compagnons de Morelia, ont dû résister tout ce que leur a fait ceux de la ORCAO. La CIOAC? On en parle même pas, il y a le Compagnon Galeano et ce qui s’est passé à Morelia, ceux sont les mêmes de la CIOAC Historique.

Alors, comme nous nous aimons la vie, et grâce à notre forme de résistance, nous avons éviter de nous tuer plus entre nous à cause de la manipulation du gouvernement.

Nous avons résisté aussi à ceux qui viennent, c’est que nous avons de la visite de Mexico, on leur dit ou ils nous disent à nous, ils disent à nos villages, que pourquoi nous ne continuons pas la lutte armée, que pourquoi nous sommes réformistes, d’autres nous demandent pourquoi nous sommes extrémistes, qui croire? Non, Il faut résister à ces paroles, parce que les gens parlent, et notre réponse c’est qu’il y a ce qui ce dit et il y a ce qui se fait, parce que c’est facile de parler, je peux crier et tout ça, mais quand tu y es c’est pas la même chose, ça change.

Grace à la résistance, compagnons, compagnes, soeurs et frères, nous ne disons pas que les armes ne sont pas nécessaires, mais on a vu que en partie, la désobéissance, mais une désobéissance organisée, c’est vrai, ici n’intervient pas la mauvais gouvernement grâce aux compagnons, aux compagnes, alors nous savons que nous allons pouvoir faire mieux, mieux organiser la résistance et la rebellions en démontrant que nous ne demandons permission à personne.

Que nous nous mettons d’accord sur ce que nous nous devons faire, c’est ce qui nous pousse, en plus de que la génération qui est avec nous maintenant, c’est à dire ceux qui ont 20 ans, Garçons et filles, disent: nous sommes prêts et prêtes, mais montrez-nous ce qu’on veut, comment gouverner. Maintenant les zones, avec l’organisation de la résistance et de la rébellion forment la nouvelles génération de jeunes hommes et de jeunes femmes pour accomplir ce que nous avons déjà dit, que pour les siècles et les siècles et pour toujours, on dirait que c’est religieux, mais, c’est rebelle; parce que c’est pour toujours, alors il faut que les générations soient formées pour que le petit-fils de Absalon Castellanos Dominguez ne revienne jamais, ou Javier Solorzano, l’un des grand exploitant agricole.

Nous avons beaucoup de travail pour nous améliorer. Cela ne veut pas dire, compagnons, compagnes, frères et sœurs, cela ne veut pas dire que nous renonçons à nos armes sinon que c’est une compréhension politique, idéologique, rebelle, qui nous permet de voir comment transformer vraiment en arme de lutte notre résistance. Les compagnons des Juntas du Bon Gouvernement nous disent que nous avons besoin d’une autre instance, alors nous demandions aux compagnons du CCRI: Pourquoi vous dites ça compagnons, compagnes? Ils disent: « nous le ressentons pour quoi est né la Junta de Buen Gobierno ».

Nous en discutons, ils nous ont dit, expliqué. Quand les MAREZ, les municipalités autonomes rebelles zapatistas étaient livrés à eux-mêmes, certaines ont des projets, d’autres n’en n’ont pas, d’autres rien, lorsque la Junta de Buen Gobierno se forme elle commence à contrôler les municipalités pour qu’elles soient équitables, les mêmes projets. Maintenant comme Junta de Buen Gobierno ils se rendent compte que de nouveau ce n’est pas équitable. Certains ont plus de projets parce qu’ils sont plus proches, prés des routes, et les autres sont très loin, alors non, mais nous en tant que Junta du Bon Gouvernement nous ne pouvons pas, nous devons soumettre en assemblée et à la répartition des zones, c’est là que l’on doit décider si c’est le moment de former une autre instance, parce que en plus nous organisons cette résistance et rébellion contre cette tourmente qui arrive. Alors encore plus les compagnons disent: c’est le moment, notre moment ils disent, c’est le moment d’avoir une autre instance, nous allons devoir agir dans la résistance et la rébellion, maintenant oui en inter zones, les milliers de zapatistes doivent lutter dans la résistance et la rébellion, alors ils doivent s’organiser. Mais grâce à ce terrain de lutte, de résistance et de rébellion c’est ce qui nous a aidé, nous a donné la direction de comment y arriver. Et si avec ça, parce qu’on ne va demander la permission à personne, pour nous c’est fini le temps où on ne nous reconnaissait pas la Loi sur les Droits et la Culture Indigène, nous partons; si ils veulent toujours pas nous la respecter alors nous avons l’outil.

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